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La crise a permis de donner des leçons de moral, maintenant la régulation du système économique est à mettre en place

par Pandore 15 Septembre 2009, 09:00 Economie

 

   L'impatience dans laquelle se trouve la communauté internationale face aux réponses données pour l'amélioration du système économique, qui est loin d'être sorti de cette crise, donne toutes les clés en mains aux membres du G20 lors du sommet qui se déroulera le 24 et 25 septembre de cette année à Pittsburgh aux Etats Unis.   

   Cela fait aujourd'hui exactement un an, jour pour jour, que la banque Lehman Brother a fait faillite. Elle s'occupait, entre autre, du placement d'argent d'autres banques, d'Etats et d'entreprises. Ce que l'on qualifie de "crise des subprimes" effondra comme un château de carte cette banque, démunie de toute aide financière de la part des établissements bancaires. Cette panne des crédits engendra la chute du système économique mondial, qui est passé bien proche du bord du gouffre. Cependant il faut faire "attention aux braises encore fumantes. 92 banques américaines ont encore fait faillite cette année, dont, samedi, une grosse banque de Chicago" souligne Dominique Seux, journaliste aux Echos. Est ce bénéfique? Peut-on reconstruire sur un terrain accidenté? Bien sûr! Mais construisons nous vraiment le refondement sur des bases neuves? Il semble que non. Réguler un système qui a fonctionné depuis une trentaine d'années demande du temps à sa mise en oeuvre. Le redémarrage est donc timide après une si grande chute.

   Les ministres des finances du G20 s'accordent à dire, lors de leur réunion à Londres du 4 et 5 septembre, l'importance de la "nécessité d'une reconstitution des fonds propres des banques" selon Le Monde et "le maintien des plans de relance tout en préparant la sortie de crise." Rien n'est explicite sur les sanctions envers les paradis fiscaux ou la réforme du Fonds Monétaire International, mais "le G20 s'est engagé à accélérer la réforme des institutions financières internationales." C'est donc à la politique de réformer le système et aux banques centrales de les appliquer. Pourtant l'accord de Bâle semble pouvoir améliorer "la qualité et la transparence" des fonds propres durs des banques et grâce aussi à leur "ratio obligatoire dit d'effet de levier". A fortiori après une surveillance des banques et un contrôle coordonné des systèmes bancaires mondiaux, " l'Etat est revenu partout, l'ultralibéralisme est mort" selon le journaliste des Echos. 

   Un bilan semble donc être l'objectif apporté pour le sommet du G20, où la "régulation et la gouvernance" seront les éléments clés, affirme Dominique Strauss-Kahn, directeur général du FMI, pour Le Monde. "La crise peut contribuer à résorber significativement les grands déséquilibres, notamment les déficits américains et les excédents chinois." En clair le système triangulaire entre le consommateur américain, l'épargnant chinois relié par la finance ne trouve pas de remplaçant et ce qui rends soucieux certains journalistes. La balance des pouvoirs semble pencher de l'autre coté ou vers un nouveau poids collatéral, en bouleversant l'économie mondiale et l'ensemble des rapports géopolitiques. La crise favorisera peut être les plus assidues, car c'est en pleine tempête que l'on découvre les vrais marins.   



 

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