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Le Tibet reste une région sans intérêt pour l'Occident, malgré la rencontre entre le Dalaï-Lama et le président Obama

par Pandore 19 Février 2010, 13:50 Asie





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Rencontre entre le Dalaï-Lama et Barack Obama, le 18 Février 2010, à la Maison Blanche (photo de Pete Souza link)



  Octobre 2009, le président américain Barack Obama décide de privilégier les relations sino-américaines et préfère éviter l'entrevue avec le Dalaï-Lama lors de sa visite sur le sol américain. La diplomatie entre Washington et Pékin est l'une des plus complexes, néanmoins leurs liens économiques semblent soudés tels des frères siamois. La culture chinoise est pourtant une des plus honorables et leur politique une des plus infléxibles, le refus du droit d'ingérence semble compréhensible pour leur image de nouvelle puissance mondiale. Mais on ne pourrait tolérer le manquement aux droits de l'homme envers le peuple tibétain, isolé, ce qui leur fait perdre l'avantage d'être considéré par l'Occident et donc bafoué par la Chine.

  Le 18 février 2010, Obama prend la peine de rencontrer le chef spirituel du Tibet dans la Chambre des Cartes à la Maison Blanche, ce qui suscite évidemment la colère de Pékin. Le président américain cherche donc à s'imposer face à la puissance émergente chinoise, après sa patience diplomatique et les humiliations subies, telle que celle du sommet de Copenhague en décembre 2009, où le gouvernement chinois n'a cherché qu'à assouvir ses propres intérêts en le faisant attendre. On note également le soutien que la Chine porte à la candidature iranienne pour siéger au Conseil des droits de l'homme de l'ONU.

  Cependant toute personne connaissant les droits de l'homme ne peut considérer le Dalaï-Lama comme un séparatiste, terme employé par la Chine. Contraint de s'exiler en 1950, il ne cesse de proclamer l'autonomie de son pays et le respect de la liberté de culte et d'expression. Quel est l'intérêt de la Chine à conserver ce territoire? On ne peut que remarquer la sagesse bouddhiste qui l'anime depuis 60 ans et qui lui a valu d'être reconnu en recevant le prix Nobel de La Paix (link) en 1989, prix aujourd'hui partagé par Barack Obama. Ce dernier considère le combat des Tibétains comme une "cause juste et pacifique" et apporte "son fort soutien à l'identité culturelle du Tibet." Un soutien pourtant peu montré jusqu'alors et qui n'empêchera pas de mettre en avant les priorités économiques avec la Chine.
 


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                                            Le dalaï Lama au Nobel Peace Center, Juin 2005, Oslo, Norvège (link)
 





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