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Le XXIe siècle entre le réel et le virtuel, projection et réflexion sur notre relation au monde

par Pandore 8 Janvier 2011, 12:00 Analyses

 

 

  Le développement du système informatique, des réseaux sociaux et des livres numériques marque un pas vers une nouvelle ère, même si aujourd’hui, en 2011, la faim et la guerre ne sont toujours pas résolues à travers le monde (link). La virtualité transcende la réalité. Les gens se perdent dans un autre monde pour oublier que le monde actuel est cruel. Le retour de Candide derrière son clavier.

 

Kuwait-City--Kuwait--1991.jpg                                         Kuwait City, Kuwait, 1991, Photo Steve McCurry (link)

 

  Le confort matériel suscité, les biens acquis en occident, ne pourront être celui des pays émergents. Une matérialisation nouvelle est à envisager, comme celui des livres numériques par exemple. Car si tous les chinois avaient des ouvrages papiers, la totalité des exploitations forestières disparaitraient. Ecologiquement, les pays émergents et surtout la Chine doivent passer au numérique, ou à un autre système que le notre. Il faut insister sur une complémentarité, car un bouquin est indémodable (link) et a parcouru le temps, contrairement à l’ordinateur qui a une durée de vie bien plus limitée qu’un simple roman.

Comment se conçoivent les sociétés avec ces nouveaux outils ?

 

 

L’internet, une arme de guerre supposée 

  28 novembre 2010, le site Wikileaks divulgue, cette fois-ci, après les informations sur l’Afghanistan, une quantité gargantuesque de télégrammes « secrets » de la diplomatie américaine (250 000 environs), dont certains détails peuvent être intéressants. La polémique suscitée autour de la transparence en diplomatie n’est pas l’intérêt, car ses données recueillies proviennent d’un pays à proprement parlé démocratique. Ces documents auraient été déclassifiés au bout de quinze ans. Les Etats Unis semblent être l’un des pays où la transparence est utilisée de manière courante. Par contre, quelles seraient la teneur et les conséquences d’un tel « exploit » s’il s’agissait d’informations secrètes provenant de Corée du Nord ou de Russie ? Cela requière peut être les services de professionnels du renseignement. Au moins, cela a remis en cause la manière dont va être utilisé l’outil informatique et l’accessibilité des données dans la diplomatie américaine. Ce coup éclair du site de Julian Assange déclenche une guerre des secrets, le pragmatisme américain va tout faire pour contrer ses attaques informatiques. Un jeu sécuritaire contre la piraterie informatique et inversement va se complexifier, comme la course aux armements ou la conquête de l’espace.

 

   Jean-Christophe Ruffin, médecin, écrivain et diplomate, souligne dans Le Monde du 21 décembre, la mise en lumière provoquée par cette « troisième révolte » citoyenne, «  jusqu’où le citoyen est-il fondé à aller contre l’Etat dans un régime démocratique ? A partir de quel seuil passe-t-on de la mobilisation utile à la menace contre le contrat social ? ». Après deux courants majeurs, l’ingérence humanitaire et l’altermondialisme, wikileaks devient l’indignation citoyenne, une arme spectaculaire par sa quantité d’information. Cette méthode a toujours été pratiquée mais à petite échelle dans  certaine presse dite spécialisée. Ces attaques théâtrales seront-ils fiables à long terme ?

 

  L’outil internet, utilisé par quiconque, devient aussi une arme stratégique pour les gouvernements. La cyber-guerre semble déclarée. Outre le système d’écoute Echelon, Les Etats Unis comme la France se dotent dans système informatique capable de contrer des futures cyberattaques. L’Iran aurait subit une attaque sur ses usines d’enrichissement d’uranium de Natanz, provoquant des problèmes techniques dû à un virus informatique, le Stuxnet (link) (link). Une offensive feutrée est considérée plus performante qu’une attaque directe. S’attaquer à l’économie d’un pays, provoquer des rivalités semblent plus prometteur qu’une attaque nucléaire. Le virtuel produit par l’internet est devenu la nouvelle arme défensive pour contre-influencer les puissances actuelles.

 

  La Chine est devenue un acteur redoutable dans ce domaine. Instrument d’espionnage et de censure, elle a pris conscience de l’atout de se doter d’une force électronique. Les ennemis des chinois sont surtout ses propres dissidents et exilés tibétains ou ouïgours, l’internet est à la fois un déverseur d’idées ou de pensées favorable à la propagande et un outil pédagogique remarquable comme le souligne Michel Serres. Sachant que le nombre d’utilisateurs en informatique dans ce pays est en forte croissance (420 millions en juin 2010), la Chine pourrait renverser l’équilibre des forces à son avantage en cas de conflit majeur.

 

 

 

  L’internet, communément appelé Internet, désigne un monde virtuel, c'est-à-dire non réel, où  s’interfère des milliards d’informations, de données et de messages. Un nombre infinitésimal d’actions produites par l’Homme. Ce qui rend cet objet si attractif, c’est bien ce coté accessible des bouts des doigts, chez soi et qui nous amène où l’on désire. Pourtant « il a sa place au cœur du réel » comme l’explique Gaspard Lundwall dans la revue Esprit. Toute action au sein de ce réseau aura des conséquences. 

  L’outil internet marque un changement d’échelle et perturbe notre rapport réel au monde, en accélérant le temps d’accessibilité aux données et aux rapports aux autres. Utile, mais pas indispensable ou non nécessaire, il se doit d’être un moyen nous facilitant la communication, pas pour provoquer une guerre. On constate, et au grand bonheur de l’Homme, l’importance et la remise en valeur de la relation réel avec autrui. A contrario, l’internet rapproche les gens et leur font comprendre l’importance de l’autre. La virtualité redonne goût au réel. « L’homme est un animal sociable » nous dirait Socrate.

 

 

 

Un peu de réflexion :

 

Brice Pedroletti, La force de frappe des hackers chinois inquiète l’Occident, La grande muraille virtuelle de Chine, dans Bilan Géostratégique, hors série Le Monde

Felix Stalder, Pourquoi les institutions peinent à conserver leurs secrets, Le Monde Diplomatique, janvier 2011

Natalie Nougayède, Iran : un spécialiste du nucléaire tué dans un attentat  à la bombe, Le Monde du 1er décembre 2010

Gaspard Lundwall, Le réel, l’imaginaire et l’internet, revue Esprit, décembre 2010

 

 

Un certain regard :

 

Steve McCurry's Blog,

Fusion: The Synergy of Images and Words Part III (link)

Fusion: The Synergy of Images and Words Part II (link)  

Fusion: The Synergy of Images and Words (link)

 

 

 

 

 

 

 

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commentaires

y.laurens 21/06/2011 14:17


Comment se conçoivent les sociétés avec ces nouveaux outils ?

alors voici un autre "outil"... PUBLIER MONDIALEMENT :

Un état inoffensif comme autres états inoffensifs. Commencement était l'extrême densité de tous les composants possibles avec uniquement le vide absolu comme environnement, elle a été le monopole
de la concentration ; elle restera pour avoir été l’origine extrême de partout et du vide absolu le plus illimité que possible du partout potentiel. Elle durât un temps qui restera n'avoir aucune
importance et avait une forme qui restera aussi pour n'avoir aucune importance puisque aucun de ses composants ne pouvait y évoluer pour expérimenter quoi que se soit. La seule chose qui pouvait
alors se passer était puisque elle avait uniquement le vide absolu pour environnement, qu'elle soit évolution, c'est ce qu'il se passât. Le futur allait connaître les planètes comme morceaux
détachés de ce monopole ainsi que d'autre plus subtils qui composent par exemple les pensées. Cette densité extrême de tous les composants possibles, passés, présents et futurs est l'un des deux
extrêmes de partout, l'autre étant, la densité extrême illimité partout sans le moindre vide, elle est le monopole de la déconcentration. L'évolution selon ces deux monopoles extrêmes est
l'illimité même expansion. La partout densité extrême illimité qui contient uniquement tout le vide absolu y est le monopole du centre, elle est le résultat du mouvement vers son monopole pour que
du monopole de la concentration la surface à l'intérieur du dit centre puisse se vérifier absolument vide avant le monopole de la centralisation qui transformera le monopole du centre en monopole
de la déconcentration, la partout densité extrême illimité sans vide, l’illimité évolution possible uniquement de la fin même du vide absolu pour partout.
Les phénomènes qui seront restés les plus puissants de tous sont par origine même, celle de l’extrême densité de tous les composants possibles qui aura été aussi celle du vide absolu le plus
illimité, inoffensifs, car tout est depuis et par opposition au vide absolu partout exclusivement illimité pour la partout évolution qui restera la plus à même depuis d’être la cause de tout avenir
possible jusqu’au monopole de la déconcentration, et qu’ils soient permanents ou impermanents ils resteront irremplaçables car c’est le vide absolu le plus illimité selon partout qui avec restera
être à l’origine de toutes possibles évolutions jusqu’à celle du monopole de la déconcentration.
L'extrême densité de tous les composants possibles avec uniquement le vide absolu comme environnement ne pouvant être récupérable pour autres phénomènes que depuis une vitesse qui serait due à un
poids plus dense que celui de l’extrême densité de tous les composants possibles avec uniquement le vide absolu comme environnement d’origine, sera resté d’abord l’exclusive référence de partout
pour chaque phénomène jusqu’à ce que le monopole du centre contienne exclusivement tout le vide absolu.
La notion d’illimité restera pour chaque phénomène inhérente à toute forme d’évolution car où l’évolution pourrait lui opposer pour une entière transformation d’origine absolue ce serait où moyen
de l’extrême densité de tous les composants possibles avec uniquement le vide absolu comme environnement, c’est à dire de l’équivalent de la partout mort absolue (l’extrême densité de tous les
composants possibles sans, le vide absolu comme environnement) sinon du vide absolu partout, d’où n’auront pu résulter quoi que ce soit.
Partout densité extrême illimité sans vide, le monopole de la déconcentration, sera resté le seul phénomène à pouvoir créer le vide absolu partout.

pour tous


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