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Temps mort

par Pandore 8 Décembre 2014, 10:44 Analyses

 

 

le Temps est un joueur avide 


 « Souviens-toi que le Temps est un joueur avide qui gagne sans tricher, à tout coup ! » Il joue contre nous, nous rapprochant de la mort, de cette fin inévitable qui nous est imposée. Et pourtant nous courons derrière lui, pour prendre le train en marche, le train de la vie, celui de la mondialisation, avec une certaine monotonie, sans aucun arrêt, continuant à pleine vitesse dans une fumée noir. Le suivre sans raison, pour atteindre quoi ? Si nous connaissons la finalité de toute chose, son point final, en plein butoir d’un chemin de fer, il n’y a aucune raison valable de se précipiter vers la mort. Tout au contraire, nous devrions prendre le temps de nous arrêter, de revenir en arrière, de regarder autour de soi pour contempler, avec le peu de temps qui nous est imparti, la beauté de ce chemin choisi. La beauté, aussi bien l’horreur, la grandeur ou l’ordinaire, la finesse, la subtilité, les rouages ou la complexité. Suivre l’évolution des évènements en parallèle du temps. « Le temps d'apprendre à vivre, il est déjà trop tard. » Il ne faut plus attendre pour être au cœur de l’Histoire, à l’origine de chaque moment, à la source si fine de chaque instant. Sortir des passions, calmer les ardeurs, refroidir les rancœurs. Avoir des doutes, oui ! Des doutes ! Car rien n’est plus incertain que ce chemin où se mêle la prospection, l’imprévisible ou les nombres. Le doute est donc permis. C’est ainsi que nous pouvons commencer par remettre en question l’ordre des choses, ce « dieu sinistre, effrayant, impassible, » pour mieux avancer sur notre chemin. Quant au passé, il nous pousse vers l’avenir avec des mains plus sûr, plus robustes pour ne pas tomber. La « trompe immonde » du temps est alors notre allié.


 

 Un vent doux d’ouest allant vers l’Orient, au-delà des frontières « connues »

 

 Voilà, notre travail commence ainsi, prendre un certain chemin, celui pris par notre vent, Le Zéphyr, un vent doux d’ouest allant vers l’Orient, au-delà des frontières « connues ». Ajuster au mieux l’angle et la vue que nous prendrons au plus près du sol, aux quatre vents, entre tous les plis, entre chaque roseau. Puis s’arrêter dans chaque recoin, prendre un café ou simplement se poser, puis une rencontre ou discuter avec son voisin, comprendre cet être qui est l’autre, ses histoires qu’il souhaite raconter et partager, l’Histoire en général, et pourquoi pas s’immerger dans ces moments, saisir les jeunes pousses, revivre chaque instant, pour mieux vous les conter. Messager du temps, en morse ou avec un téléphone, le conteur est aujourd’hui omniprésent, qu’il annonce la météo ou la finance. Celui du Zéphyr vous amènera ailleurs, de chez vous à un proche lointain, sur la route, dans les airs ou en plein océan. Ce vent sera comme un nouvel ami, un véritable livre avec qui communiquer et, qui vous emportera vers de nouveaux caps.

 

 

 

A lire:

L'Horloge, de Charles Baudelaire

 



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